En 1992, André Garitte, un passionné d’art, découvre la maison jettoise dans laquelle René et Georgette ont habité.
“Il s’avéra alors soudain qu’il s’agissait là de l’immeuble le plus crucial, le plus historique : Magritte y avait habité de 1930 à 1954, plus longtemps que dans toutes les autres maisons [où il avait vécu en tant qu’adulte] mises ensemble. Il y avait peint environ la moitié de son œuvre. Une grande partie de ses chefs-d’œuvre était née ici. Il y avait créé un atelier et une petite firme de publicité (Studio Dongo). Et, enfin, cette maison était devenue le quartier général des surréalistes belges, les amis entourant le peintre s’y réunissaient chaque semaine et y organisaient toutes sortes d’activités subversives.”



En 1993, André Garitte a l’idée de faire de cette maison un musée. Il faudra plus de 6 années de travaux avant de remettre l’appartement dans son état d’origine et d’aménager les étages pour qu’ils puissent accueillir une exposition biographique retraçant la vie de Magritte.
Le Musée René Magritte ouvre ses portes le 5 juin 1999 et accueille depuis plus de 25 ans les visiteurs curieux de découvrir l’endroit où Magritte a pu penser, dessiner et peindre des oeuvres aujourd’hui incontournables comme L’Empire des Lumières, Golconde ou encore La Clairvoyance.
La collection
La collection permet de dresser un portrait intime de Magritte grâce à une série d’archives, d’objets, mais aussi d’une vingtaine d’œuvres originales (gouaches, dessins et deux tableaux à l’huile) et d’une dizaine d’œuvres publicitaires. La variété de documents permet au visiteur d’appréhender de nombreux aspects de la vie du peintre, de ses passe-temps à son travail en passant par ses relations, ainsi que les différentes périodes de sa carrière comme la période Vache avec Lola de Valence, ainsi que des dessins de la période Renoir.
Dans les salles, vous trouverez également le travail d’autres artistes surréalistes comme ELT Mesens, Marcel Mariën, Paul Delvaux, Jane Graverol, Félix Labisse, et Rachel Baes.
Enfin, la visite se clôture par l’appartement de René Magritte, restauré avec du mobilier d’origine.
L’ensemble du bâtiment a été conservé et l’accent est mis sur l’ambiance intimiste du lieu, ainsi que sur la conservation de ces documents parfois fragiles qui ne peuvent supporter un éclairage trop intense. La scénographie met en évidence l’architecture de la maison construite en 1925, restée intacte.

